Comment faire face à notre propre ombre ?

«Je pensais que la plus belle chose au monde devait être l’ombre.»

Sylvia Plath

La théorie de l’archétype de l’ombre de Jung est intéressante sur un plan théorique, elle est aussi mystérieuse que sinueuse et déroutante. Symboliser la présence du mal dans la personnalité humaine permet-elle de faire la paix avec soi ? Comment utiliser les archétypes pour notre développement personnel et donc spirituel ?
Selon Jung, notre rôle dans la vie est d’accepter et d’intégrer pleinement « notre ombre » à la personnalité afin d’en prendre conscience et de travailler avec elle, en y faisant face directement. Il a développé sa propre méthode, la psychologie analytique. Il laissa de côté le divan et cette relation asymétrique entre thérapeute et patient pour développer une thérapie basée sur la conversation. Il s’est rapproché de la pensée bouddhiste et a utilisé le Mandala comme support de l’unité de Soi, le but ultime. L’archétype de l’ombre a donc une valeur thérapeutique, l’autohypnose m’a permis d aller à sa rencontre, de reconnaître ses bienfaits et opportunités. Un parcours intérieur pour d’abord regarder l’ombre, nommer, accueillir, reconnaître et embrasser l’ombre : Jung lui-même a expliqué qu’il existe différents types d’ombres et qu’une façon d’atteindre le bien-être, la guérison et la liberté personnelle est de les rendre conscientes, en les confrontant.
Les cartes lumières de Lise Bartoli sont un excellent outil pour entrer en contact avec nos ombres, les réintégrer en favorisant l’imagination active. Les Questions d’Access Consciousness (ensemble de process énergétiques avec leur propre philosphie d’éveil de conscience) sont un outil très efficace pour faire émerger de la conscience la vérité.
La méthode de l’einotherapie à la façon de Bernard Sensfelder, disciple de François Roustang, utilise le corps comme support à la transmutaion de nos ombres. Sa méthode : incarner dans le corps l’ombre projetée, jugée chez l’autre, se l’approprier, la vibrer. Lui faire place dans son corps en étant à l’écoute des mouvements qui naissent puis disparaissent dans le corps : tension, contraction, picotement, douleur etc. En faisant confiance à la sagesse du corps.

Le questionnement peut aider à confronter son ombre : qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que je ne reconnais pas dans cette situation que je peux libérer que je peux transformer ?Avec des process énergétiques, le verbe, le pouvoir de l’intention, les rêves éveillés et rêves dormants.

Debbie Ford auteure de “La part d’ombre du chercheur de lumière”nous invite à apprivoiser notre part d’ombre, à jouer avec elle, et plutôt que de lui résister, la transmuter en une amie, une alliée avec laquelle nous allons cheminer vers plus de connaissance et d’harmonie en chacun de nous.
Exemple des parties à reconnecter :
Partie ouvrière, partie qui s’auto sabote / qui transforme la réalité pour la rendre valide aux croyances familiales / partie salope / partie homo / partie qui souffre qu’on se moque d’elle / partie qui manque de / partie qui a peur d être un tyran/ la partie qui ne sais pas où sa juste place / la partie séductrice/ la partie qui se gave / la partie qui est irritée / la partie qui a peur de l’inconnu / la partie qui ne reconnaît pas sa puissance/ la partie qui est triste / la partie qui se juge / la partie qui sait prendre soin d’elle / la partie qui sait materner / et tous les enfants intérieur qui ont été blessés et qui ont besoin d’être rassurés / la partie qui a peur du changement / la partie qui reste fidèle aux ancêtres aux parents / la partie qui a peur d’être aimée / la partie qui a peur d’être rejetée / la partie qui ne veut pas voir la vérité / la partie qui connaît la vérité / la partie qui sait qu’elle est déjà la totalité etc
Il s’agit d’accueillir ces parties : égoïsme, jalousie, timidité, agressivité, impatience, frustration, autoritarisme, convoitise, colère, rancune, manque de confiance… Nous ne nous sentons pas très à l’aise, ni fiers, ni dans la joie avec ce qui parfois mijote ou bouillonne au fond de notre chaudron. Ce qui mijote en nous n’est pas mal. Plutôt que de les «mettre sous le tapis », reconnaissez leur existence ; c’est déjà un moyen de les dompter, d’éviter qu’elles vous rongent de l’intérieur ou vous explosent brutalement à la tête. Ayez envie de les débusquer, relevez le défi d’agir sur ces ombres plutôt qu’elles agissent sur vous. Faut-il pour autant le réprimer, l’exprimer, le nier, s’en accommoder ?
Pour la thérapeute psychocorporelle Caroline Jeannet, la clé est d’abord «d’accueillir ce qui est là», sans jugement, mais sans se laisser emporter. Traquez vos réactions avec curiosité, arrêtez de les estampiller «négatives», comprenez qu’elles sont simplement le fruit de circonstances, qu’il n’y a pas la vilaine ombre d’un côté et la belle lumière de l’autre : chacune a le pouvoir de faire de vous un être complet.

La théorie de archétypes selon Jung : théorie selon laquelle notre inconscient contient des archétypes universels et présents pour tout être humain indépendamment de sa culture, de son éducation ou de ses origines ethniques. La gestalt parle de «grand chef et de sous-fifre». La théorie de relation d’objet fait référence à nos introjections. L’analyse Transactionnelle avec ses «états du moi» propose des subdivisions en Adulte, Enfant Adapté Soumis (AES),
Enfant Adapté Rebelle (EAR), Enfant Libre (EL), Parent Nourricier et Parent Critique, qui sont tous des parties de la même personne à différents moments dans une interaction comme nous changeons d’état plusieurs fois dans une journée, dans une interaction et selon nos partenaires. Les Grecs, les Romains, les Mayas, les Incas les Hindous, les Égyptiens etc vénéraient et affectaient leurs déités par domaine de compétence. Ils reconnaissaient ainsi consciemment ou pas la multiplicité de Dieu et donc la multiplicité de Dieu en eux car tous ces dieux, déesses ne représentent que les différentes facettes de ce qui se jour à l’intérieur de nous. D’ailleurs, souvent chez les Hindous les dieux sont des couples de dieux et déesses masculin féminin chacun dans leur savoir-faire, savoir-être, à la manière de Lakshmi et Vishnu, Parvati et Shiva.

Pour Carl Jung les archétypes, sont les «images primordiales» et les «unités fondamentales de l’esprit humain», des forces motrices qui dominent le comportement humain.»

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